Vincent Peillon dans Libération : "Il faut supprimer les grandes écoles"
03/02/2010
Vincent Peillon. prône la suppression des grandes écoles et plaide pour un «métissage» de l’enseignement supérieur.
Le système universités-grandes écoles vous paraît-il dépassé ?
Oui. Il a eu une vertu à une époque mais il faut le revoir. D’un côté, on a une multitude d’écoles où l’on investit beaucoup d’argent, et où s’orientent les meilleurs élèves et les mieux informés. D’un autre côté, on a une université qu’on a laissé s’appauvrir. C’est une injustice en termes de dépenses, de reproduction sociale, et en plus, c’est inefficace. Les formations dispensées par ces grandes écoles n’ont pas conduit à de grandes réussites industrielles et économiques. On a par exemple raté le grand tournant technologique de ces dernières années (Internet, les énergies renouvelables). En plus, une trahison des élites s’est produite, marquée par l’endogamie du public, du privé et du politique. En effet avec des écoles comme l’ENA, il y avait l’idée de recruter une élite qui allait se mettre au service du pays. Dans l’esprit de l’opinion, ces écoles formaient des serviteurs de l’Etat. Mais il y a eu trahison depuis trente ans, et cela touche la droite comme la gauche. Après quelques années passées dans des cabinets ministériels, beaucoup sont allés faire des fortunes rapides dans le privé. Il y a eu un dévoiement.
Faut-il supprimer les grandes écoles ?
Oui, il faut intégrer cette excellence dans les universités. Cela permettra de renforcer nos capacités d’innovation et de recherche trop négligées par ces grandes écoles et qui pèsent sur des universités appauvries. Si on veut revaloriser les doctorats et les masters de l’université, il faut intégrer le potentiel enseignant, étudiant, ainsi que les moyens financiers de ces écoles. Mais c’est un sujet très lourd dont il faut discuter avec l’ensemble des partenaires.
Approuvez-vous l’objectif de 30 % de boursiers dans les grandes écoles ?
C’est de la charité à la place de la justice. Cela permet à quelques-uns, tant mieux, qui n’y avaient pas droit jusqu’ici d’avoir accès au système gagnant. Mais cela prolonge et aggrave la dualité du système. Il faudrait assurer la justice et, pour cela, entièrement réformer le système. D’après moi, cette refondation doit être au cœur du projet de la gauche pour 2012. Il faut parvenir à un nouveau contrat entre l’école, l’université et la Nation. Dans l’esprit de certains parents, l’université est aujourd’hui perçue presque comme une filière de relégation. C’est inacceptable. Comme pour les quartiers, il faut réinventer le métissage. Au lieu que la naissance, le capital culturel et financier soient aujourd’hui les principaux critères de la «réussite», il faut créer les conditions d’une égalité réelle des chances.
Du coup, moins de tables rondes, plus courtes donc plus denses. J'ai pour ma part assisté à celle consacrée à « L'équilibre institutionnel ou les fondements de la République », abordant les problématiques constitutionnelles et d'organisation de la justice. Les analyses et les propositions, remarquablement convergentes, pointaient toutes vers un même constat : l’Etat et l’équilibre des pouvoirs issus de la constitution de la Vème République est obsolète vis-à-vis de la situation présente, et ses vices sont poussés à l’extrême par la pratique sarkozyenne du pouvoir et des institutions. Précaution/précision initiale reprise par plusieurs orateurs, Jean-Pierre Mignard en tête : ces questions de démocratie et de justice ne sont pas des gadgets ou des sujets secondaires au regard de la question sociale, c’est au contraire en y répondant correctement que l’on peut se donner les moyens d’apporter des solutions efficaces à la crise économique et sociale, surtout si ces solutions exigent de demander encore plus d’efforts aux Français. Thomas Clay explique ainsi que la baisse du cumul des mandats permettra de renouveler le débat d’idées dans notre pays. De même l’institution judiciaire, insistent les juristes présents et le député vert François de Rugy, intéresse réellement les gens, contrairement à une idée reçue ; il y a notamment une inquiétude grandissante dans la population face aux manifestations de ce qui semble bien être une justice à deux vitesses, portant donc atteinte à l’idée même de justice. L’attitude du président de la République – souligne Dominique Barella – qui se permet d’annoncer par avance des résultats de procès ou de commenter démagogiquement telle ou telle libération conditionnelle, n’arrange rien à l’affaire, et accrédite l’idée que sans son appui ou celui de ses « sbires » (sic), on ne peut sortir gagnant de l’institution judiciaire.
C’est le même Dominique Barella qui fait une série de propositions très fortes sur la réforme de la justice. Partant du constat de la crise de confiance qu’elle traverse suite notamment à Outreau, il propose de mettre en place dans les tribunaux des conseils de citoyens, chargés de vérifier la qualité de la justice rendue (durée des procédures, etc.), de faire entrer les mêmes citoyens au tribunal correctionnel (ils siègent bien aux assises ou aux prud’hommes), ou encore de conditionner la désignation des procureurs généraux à un « grand oral » passé devant les commissions des lois du Parlement. L’essentiel étant, comme le rappelle Franck Natali, de sortir de la logique quasi-napoléonienne qui est celle de la France, pays où l’on nomme les procureurs en Conseil des Ministres – comme les préfets ! – et où l’on fait disparaître le principe même de l’enquête indépendante en supprimant les juges d’instruction sans indépendance préalable du parquet. Paul Huber (juge d'instruction), quant à lui, suggère de hausser la justice au rang de l’exécutif et du judiciaire en lui conférant le statut de « pouvoir » dans notre constitution, et en la dotant d’un budget propre autonome.
La réforme de l’Etat – constitution, institutions, pratique de ces dernières – prend également une large part dans le débat. Monique Saliou dresse un portrait acide de … l’état de celui-ci : inflation de lois de circonstances, foisonnantes, contradictoires et sans décrets d’applications (ceux de la réforme hospitalière ne sont toujours pas passés, indique Emmanuelle Saulnier-Cassia) ; haute-fonction publique « domestiquée » et réalisant un spoil-system de fait, mais sans les garanties de contrôle parlementaire données par la constitution américaine par exemple ; réformite obsessionnelle qui pourchasse les « doublons » de compétence dans la fonction publique, au risque d’appauvrir et de borner l’expertise de l’Etat ; évaluation des politiques publiques insuffisante, avec un bon outil, la Cour des Comptes, que les parlementaires ne peuvent pas assez facilement saisir. C’est que l’on vit encore dans le culte gaullien de l’Etat fort, centralisé et omnipotent, explique Jean-Pierre Mignard, et de l’exécutif qui fait plier les autres pouvoirs devant lui. Les idées fusent justement pour rétablir un équilibre convenable entre les pouvoirs. Retirer au président le pouvoir de dissolution de l’Assemblée, pour François De Rugy ; pour Thomas Clay, transformer le poste de Président de la République en autorité morale de référence, président des autorités administratives indépendantes, mais sans contrôle sur l’exécutif, laissé au premier ministre. Si de telles mesures permettent de mettre fin au « piétinement » du Parlement, dont la légitimité est concurrencée par celle de l’Elysée, alors il faut également que l’Assemblée soit plus représentative des Français – ce qui implique de défendre clairement le scrutin proportionnel. Scrutin proportionnel, insistent François de Rugy et François Rebsamen, que l’on peut dès à présent organiser au sein de la gauche, pour que toutes ses tendances soient représentées. Ceci pour mettre fin à la « démocratie violente » qui fait qu’à 50% des suffrages, on contrôle tout.
Par-delà le contenu du débat, on ne peut qu’être frappé par la facilité qu’ont désormais tous ces acteurs, issus de forces politiques et syndicales différentes, à parler d’eux tous en disant « nous » ou en évoquant « notre camp ». Il faut croire que le pari fait par les organisateurs du Rassemblement « d’insuffler de l’esprit de coalition », pour reprendre les mots de François de Rugy, commence déjà à prendre, alors que les régionales offrent plutôt le spectacle attristant d’un camp progressiste morcelé par les intérêts boutiquiers. Un regret en revanche, la difficulté qu’avaient les intervenants à concevoir que l’on puisse purement et simplement revenir sur l’élection du Président au scrutin universel direct. C’est sur ce type de proposition forte, porteuse d’une nouveauté radicale, que pourra se construire une alternative capable de donner à nouveau l’envie (d’avoir envie ?) au peuple de gauche … et au-delà. C’est que notre combat n’est pas autre que celui, millénaire, de la conception démocratique contre la conception oligarchique de la cité, ou « d’Athènes contre Sparte », comme le résumait un Jean-Pierre Mignard très en verve.
Les vidéos de la journée "Pour une République nouvelle"
25/01/2010
Les interventions de David Assouline, Jean-Pierre Mignard, Robert Hue et Vincent Peillon sont d'ores et déjà disponibles sur le mur vidéo du site du Rassemblement.
Vous pouvez désormais télécharger les synthèses des débats, ainsi que les conclusions politiques de la Rencontre de Dijon en novembre dernier, consacré à l'éducation.
Cette Rencontre avait réunit experts, praticiens, responsables syndicaux et politiques autour de la question de l'éducation, déclinée en six ateliers.
Programme de la journée : "Pour une République nouvelle"
21/01/2010
Journée d’étude et de travail du Rassemblement : « Pour une République nouvelle »
- La Bellevilloise, Paris 20e, le 23 janvier 2010 -
La Ve République a démontré, depuis son adoption en 1958, l’étendue de ses lacunes, en particulier sa tendance répétée à la concentration personnelle des pouvoirs. Aujourd’hui, avec l’hyper-présidence de Sarkozy, elle semble atteindre un point de rupture : l’équilibre et la vitalité de notre démocratie comme de l’esprit républicain ne sont plus respectés. Le Parlement est redevenu une chambre d’enregistrement des volontés de l’Elysée ; le juge d’instruction est appelé à disparaître, alors que le parquet est plus que jamais sous l’emprise de l’exécutif renforçant le pouvoir de l’Etat sur la justice ; les médias sont presque en totalité contrôlés par des industriels proches du pouvoir, et ceux qui aspirent à l’indépendance ont du mal à assurer leur financement ; les réformes en cours de la carte territoriale montrent une volonté de « recentralisation » qui irait à l’encontre d’un approfondissement de notre démocratie et de l’efficacité des pouvoirs publics.
Pour toutes ces raisons, et bien d’autres encore, la démocratie française régresse. C’est pourquoi les membres du Rassemblement social, écologique et démocrate ont décidé de se réunir à nouveau pour débattre de ces questions fondamentales.
En présence de Vincent Peillon, Marielle de Sarnez, Robert Hue, Gaby Cohn-Bendit, François Rebsamen, Jean-Luc Bennahmias et François de Rugy.
Déroulé de la journée :
14h : Accueil de David Assouline et introduction aux débats de Jean-Pierre Mignard
14h15, table ronde n°1 : L’équilibre institutionnel ou les fondements de la République
Malgré la réforme constitutionnelle de 2008, censée renforcer le rôle du Parlement, ce dernier est toujours aussi faible. Le Premier ministre n’a quant à lui jamais été aussi effacé, les ministres sont réduits au rang de porte parole, et le vrai pouvoir est concentré dans les bureaux de l’Elysée, autour de Sarkozy et de ses conseillers.
Face à cet immense déséquilibre entre les pouvoirs exécutif et législatif, la justice française ne rassure pas. Cas isolé en Europe, le Parquet est sous la domination du Garde des Sceaux, autrement dit du pouvoir politique. Le Conseil de l’Europe dénonce ce biais antidémocratique, mais Sarkozy préfère supprimer les juges d’instruction, et accentuer encore davantage son emprise sur les institutions françaises.
La Ve République avait déjà démontré des failles, Sarkozy en a fait des trous béants. Si les progressistes parviennent aux responsabilités en 2012, il nous faudra penser une nouvelle constitution, une République nouvelle qui apporte des réponses à toutes ces questions vitales pour notre démocratie. Que faire face à l’hyper-présidence ? Quel Parlement voulons-nous ? Comment redonner au pouvoir judicaire son indépendance ?
Intervenants :
-François de Rugy, Député de la Loire-Atlantique
-Monique Saliou, Magistrate
-Paul Huber, Juge d’instruction
-Thomas Clay, Doyen de la Faculté de Droit de Versailles, Président du club « Droits, justice & sécurités »
-Frank Natali, avocat, Président Honoraire de la Conférence des Bâtonniers
-Emmanuelle Saulnier-Cassia, Professeur de droit à l’université Versailles-St-Quentin en Yvelines
-Dominique Barella, magistrat, ancien Président de l’Union syndicale des magistrats (USM)
15h45, table ronde n°2 : Les nouveaux pouvoirs démocratiques : médias, démocratie participative et collectivités territoriales.
La démocratie française régresse, comme l’illustre l’obsolescence des contre pouvoirs institutionnels dont elle a pourtant besoin. De nouveaux pouvoirs démocratiques ont néanmoins émergé. Mais sont-ils réellement utiles ?
Les médias français sont parmi les moins indépendants du monde occidental : la France est 43e au classement de Reporters sans frontières en 2009 (22e sur 27 dans l’Union européenne) en terme de liberté de la presse. Les grands patrons et le pouvoir exécutif se partagent ce que l’on appelait autrefois le « quatrième pouvoir ». D’où cette question centrale : Comment garantir une meilleure indépendance des médias face aux pouvoirs économiques et politiques ?
Perçue comme un moyen de pallier les carences de la démocratie représentative, le concept de « démocratie participative » est désormais connu de tous. Mais son application reste très limitée en France. Comment faire vivre une véritable démocratie participative ? Faut-il développer les « initiatives populaires » ?
Restent les collectivités territoriales qui, depuis la décentralisation, permettent d’assurer une certaine cohésion au sein des territoires. Les récentes lois sur la taxe professionnelle ou la réforme de la carte territoriale laissent toutefois planer le doute : Vivons-nous une « recentralisation » ? Quelles réformes faut-il promouvoir ?
Intervenants :
-David Assouline, Sénateur et Conseiller de Paris
-François Rebsamen, Sénateur-maire de Dijon
-Loïc Blondiaux, Professeur de Sciences politiques à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne
-Michel Fize, sociologue, délégué national du MUP (Mouvement unitaire progressiste) aux libertés, à la justice et à la paix publique
-Julia Cagé, Chercheuse à l’Ecole d’économie de Paris
-Jean Gersin, Secrétaire fédéral de la Filpac-CGT chargé de la communication et des revendications.
-Jean-Luc Bennahmias, Député européen et Conseiller régional de PACA.
17h30 : Conclusions
L’innovation technologique au service du débat citoyen : l’agence « Les Argonautes » sera présente samedi pour permettre à tous les « militants du progressisme » qui n’auront pas pu se rendre à Paris, de participer à la rencontre de manière interactive. Vous pourrez ainsi poser vos questions, réagir et participer aux temps forts de cette journée !
Au vu de la situation dans laquelle Nicolas Sarkozy a entraîné la France, les vœux ne peuvent être que pléthore ! Plus d’emplois, plus de régulation de la finance mondiale, plus de justice, moins de dette… La liste est longue.
La dette atteint des niveaux records, le chômage grandit chaque jour, le péril climatique plane, la justice perd son indépendance et, en guise de remède, le gouvernement propose un débat sur « l’identité nationale », dont le seul objectif est d’apeurer et diviser des citoyens déjà désespérés par la morosité ambiante.
Issus d’horizons politiques différents, nous avons fait le choix du dialogue ouvert, serein et rationnel, dans le cadre du Rassemblement social, écologique et démocrate. Après nous être retrouvés en août dernier à Marseille, à l’occasion des Ateliers d’été de l’Espoir à gauche, nous avons ouvert le premier chapitre de notre grand débat, « L’éducation, pour un nouveau contrat entre l’école et la nation », dont sont extraites un certain nombre de propositions concrètes, disponibles en ligne (voir ci-dessous). Samedi 9 janvier, nous étions sur le terrain, à Nanterre, à l’invitation de l’association Zy’va, pour prolonger ce passionnant et nécessaire débat.
Samedi prochain, le 23 janvier, nous nous retrouverons à Paris pour débattre des institutions, de la démocratie, et évoquer collectivement l’avenir de notre République, aujourd’hui ébranlée dans ses fondations par un « hyper-président » qui a non seulement mis au pas le Parlement, mais aussi la justice et les médias.
Face à cette droite dure et décomplexée, notre responsabilité de citoyens est de s’écouter, de confronter nos idées et de construire, ensemble, un projet alternatif à la France de Sarkozy. Cette aspiration est d’ailleurs partagée par environ 61% des Français, qui « approuvent » la démarche du Rassemblement.
Notre vœu commun est donc que l’année 2010 soit celle du Rassemblement, dans le dialogue et l’échange, des forces d’opposition.
Une belle année à toutes et à tous, nos meilleurs vœux à vous et à vos proches.
Parce que tout mon engagement politique et citoyen est fondé d’abord sur les valeurs de la République, de la raison et de l’antifascisme, j’ai décidé de ne pas participer au débat d’indignité nationale organisé ce soir sur France 2 et d’attirer solennellement l’attention de mes compatriotes sur les graves dérives que subit notre démocratie.
Depuis plusieurs semaines, l’ensemble de l’opposition démocratique mais aussi de nombreuses personnalités de la droite républicaine, à commencer par trois anciens Premiers Ministres, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et Dominique de Villepin ont dénoncé les conditions dans lesquelles le Ministre de l’immigration et de l’identité nationale, Eric Besson, a lancé un débat sur l’identité nationale.
Ce débat a provoqué et provoque encore des dérapages xénophobes, racistes, islamophobes qui font honte à la France, dressent les français les uns contre les autres et remettent le Front National et ses thèses de haine au coeur de notre vie politique.
De nombreuses études d’opinion ont aussi montré que dans leur majorité les françaises et les français, qui ont beaucoup d’autres sujets de préoccupation, l’emploi, le logement, le pouvoir d’achat, l’éducation, ne s’intéressent pas à ce débat.
Malgré cela, la direction de France 2 et Arlette Chabot n’ont pas trouvé mieux, en cette rentrée 2010, que de consacrer la seule émission politique de début de soirée à Eric Besson et de le faire dialoguer avec Marine Le Pen, prenant ainsi en otage le service public et les personnels qui y travaillent.
C’est indigne et c’est inacceptable.
Jamais une telle dérive ne s’était produite. Elle atteint gravement aux valeurs de la France et aux principes qui doivent commander aux missions de service public comme à la responsabilité du métier de journaliste.
Pour habiller le tout, on m’a demandé, en tant que responsable socialiste, de venir cautionner cet exercice d’abaissement national en voulant bien jouer les idiots utiles en deuxième partie de soirée. Et, comme on pouvait s’y attendre, on s’est déjà d’ailleurs copieusement servi de ma présence annoncée pour adresser une fin de non recevoir à des journalistes de France Télévision qui, pourtant avec raison, avaient demandé la déprogrammation de ce débat.
C’est bien mal me connaître, et bien mal connaître les socialistes, que de penser que je pouvais accepter de me prêter à une telle comédie et servir ainsi de caution républicaine à un débat et à des personnalités qui tournent le dos aux valeurs que partagent heureusement encore la grande majorité des français.
Ainsi les masques tombent, la chaise est vide et la réalité apparaît dans sa crudité.
Que monsieur Besson, Madame Le Pen et Madame Chabot restent entre eux et que chacun mesure ainsi ce qui se passe aujourd’hui dans notre pays et la façon dont certains veulent, à travers les médias, dévoyer le débat démocratique et nous entraîner sur une pente de haine et de division où nous refusons d’aller.
Quant à nous, même si nous allons être la cible d’intérêts puissants et de forces sans scrupule, nous n’avons pas le choix: nous devons résister.
C’est pourquoi j’appelle solennellement tous les démocrates à refuser ces dérives qui déshonorent notre pays.
C’est pourquoi je demande la démission de madame Arlette Chabot et des dirigeants de France 2 qui ont autorisé cette opération. Ils ne sont pas les propriétaires du service public, qui appartient à tous les français, et ils ne méritent pas de le servir.
Enfin, j’adresse mes sentiments fraternels et républicains à toutes celles et tous ceux qui partagent avec moi une autre idée de la France et, en particulier, un message de solidarité aux personnels du service public de l’audiovisuel victimes de cette abjection et atteints ce soir dans leur honneur.
Vincent Peillon, Marielle de Sarnez, Gaby Cohn-Bendit et Malek Boutih à Nanterre
10/01/2010
AFP (NANTERRE) — Des figures du Rassemblement social, écologique et démocrate, dont l'eurodéputé PS Vincent Peillon et la numéro 2 du MoDem, Marielle de Sarnez, ont participé samedi à Nanterre à un débat sur le thème de l'éducation, invités par l'association de quartier Zy'va.
Toutefois des ténors de ce Rassemblement, dont la participation avait été annoncée n'étaient pas au rendez-vous : l'ancien numéro un communiste Robert Hue, l'eurodéputé Vert Daniel Cohn-Bendit - suppléé par son frère Gabriel. La députée PS Aurélie Filippetti, dont la venue était annoncée, n'était pas non plus présente.
Il s'agissait de la troisième initiative de cette alliance qui entend rassembler de la gauche de la gauche au MoDem en passant par les écologistes.
M. Peillon avait initié ce rassemblement en août à Marseille, puis organisé les "premières rencontres du rassemblement" le 14 novembre à Dijon, sur l'éducation. La venue impromptue de Ségolène Royal qui revendiquait le leadership de leur courant Espoir à gauche, avait occulté le thème des rencontres et engendré une vive querelle entre l'ex-candidate à la présidentielle et son ancien lieutenant.
Interrogé précisément sur cette bataille de leadership qui l'oppose à Ségolène Royal, M. Peillon s'est refusé à tout commentaire.
Lui et Mme de Sarnez ont par ailleurs éludé les questions sur les élections régionales et les éventuelles alliances PS-MoDem qui pourraient voir le jour dans certaines régions. "Le sujet d'aujourd'hui, ce ne sont pas les régionales", s'est justifié M. Peillon.
Les pieds dans la neige, les personnalités ont rapidement visité le Petit-Nanterre, un quartier présenté comme "enclavé" par Ameziane Abdat, le président de l'association Zy'va.
Ils se sont ensuite réunis dans une école pour débattre sur le thème de l'éducation devant près de 200 personnes, parmi lesquelles des habitants mais aussi de nombreux élus locaux et responsables associatifs.
"On doit à nouveau faire de l'éducation la priorité des politiques publiques", a insisté M. Peillon, rappelant la proposition, émise à Dijon, de construire "un nouveau contrat entre l'école et la nation".
De son côté, Mme de Sarnez a précisé son souhait de "mettre le paquet" sur l'école primaire plutôt que de "reporter sur l'échelon supérieur les problèmes qui n'ont pas été réglés plus tôt".
Une nouvelle rencontre, sur le thème de la VIème République et de la démocratie, se tiendra à l'initiative de M. Peillon le 23 janvier à La Bellevilloise, lieu branché à Paris, où sont de nouveau attendus Daniel Cohn-Bendit, Marielle de Sarnez, Robert Hue ainsi que la députée de Guyane, Christiane Taubira.
Depuis le 2 novembre 2009, la France a été entraînée, malgré elle, dans les tourments d’un débat sur l’identité nationale. De nombreuses voix s’étaient pourtant élevées pour avertir que le lien posé d’emblée entre l’immigration et l’identité nationale était de nature à libérer une parole au « mieux » stigmatisante, au pire raciste.
Malheureusement, ces prédictions apparaissent aujourd’hui se situer bien en-deçà d’une réalité inquiétante et nauséabonde. En effet, depuis plusieurs semaines, les débats sur l’identité nationale sont apparus comme des espaces de libération d’une parole raciste, prompte à remettre en cause, de façon insidieuse ou explicite, la légitimité de la présence sur le sol national de catégories entières de la population.
Un nombre substantiel de réunions nous font honte tant les propos qui y sont tenus heurtent nos consciences de républicains et de démocrates, attachés aux valeurs du vivre ensemble. Propos violents envers les immigrés et leurs enfants, vision caricaturale des « jeunes de banlieue », obsession autour de la figure du musulman comme euphémisation d’un racisme anti-arabe qui n’ose plus s’exprimer en ces termes : voilà quelles semblent être les principales réflexions qui émergent des réunions tenues sur le territoire.
Pire, des responsables politiques de premier plan ont cédé au tropisme de la stigmatisation. Ainsi, il y a quelques jours, une Ministre de la République, Nadine Morano, livrait en creux sa vision du musulman, essentialisé dans la position de celui qui refuse de s’intégrer à la Nation, fût-il français.
La technique consistant, face aux tollés soulevés par de tels propos, à expliquer que ces derniers ont été mal compris ne doit pas faire illusion. La preuve n’est plus à faire que le débat sur l’identité nationale, bien loin de renforcer l’adhésion aux valeurs de la République, est un facteur de haine et de désunion, là où notre pays devrait s’atteler à cultiver le vivre ensemble. Un vivre ensemble trop fragile pour qu’il soit affaibli à travers un débat qui, posé en ces termes, ne pouvait finalement rien produire d’autre.
Face à cette réalité qu’il est inutile de vouloir camoufler, il est tout aussi inutile de sortir la carte du « peuple dont l’expression est légitime ». Car, dans notre pays comme dans toutes les grandes démocraties, le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit. À cet égard, les propos racistes tenus dans des réunions organisées par les préfectures sont d’autant plus graves que l’Etat vient apposer sa légitimité à l’expression de pensées qui n’ont pas lieu d’être dans l’espace public.
C’est pourquoi nous vous demandons, Monsieur le Président de la République, de mettre un terme à ces réunions, sans quoi la République française que vous représentez aura fait le choix de laisser se tenir en son sein et avec son assentiment un débat de nature à briser durablement les fondements de notre vivre ensemble.
Ils ont signé la pétition :
Ameziane ABDAT - Président de l'association Zy Va
Isabelle ADJANI - Comédienne
Pierre AIDENBAUM - Maire du 3ème arrondissement de Paris
Jean-François AMADIEU - Professeur Université Paris 1
Pouria AMIRSHAHI - Secrétaire national du PS chargé des droits de l’Homme
Nathalie ANDRE - Réalisatrice
Mouloud AOUNIT - Co-président du MRAP
Pierre ARDITI - Comédien
Gérard ASCHIERI - Secrétaire général de la FSU
Eliane ASSASSI - Sénatrice de Seine-Saint-Denis (PCF)
David ASSOULINE - Sénateur de Paris (PS)
Yvan ATTAL - Comédien
Martine AUBRY - Première secrétaire du Parti Socialiste, maire de Lille
Clémentine AUTAIN - Co-secrétaire de la fondation Copernic
Josiane BALASKO - Cinéaste
Massira BARADJI - Porte parole de la FIDL
Claude BARTOLONE - Président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis
Pierre-Louis BASSE - Journaliste - écrivain
Eric BASSET - Producteur
Djamel BEN SALAH - Cinéaste
BENABAR - Chanteur
Ghaleb BENCHEIKH - Théologien
Jean BENGUIGUI - Comédien
Yamina BENGUIGUI - Réalisatrice - Adjointe au Maire de Paris
Jean-Luc BENNAHMIAS - Député européen, vice-président du Modem
Pierre BERGE - Président de la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent
Charles BERLING - Comédien - Réalisateur
Jean-Louis BIANCO - Député et président du Conseil général des Alpes de Haute-Provence
Martine BILLARD - Députée, Porte Parole du Parti de Gauche
Jane BIRKIN - Comédienne
Nicole BORVO COHEN-SEAT - Sénatrice de Paris (PCF)
Farid BOUDJELLAL - Dessinateur
Ali BOUGHERABA - Humoriste
Michel BOUJENAH - Humoriste
Pascal BREITH - Président du Paris Foot Gay
Marie-George BUFFET - Secrétaire national du Parti Communiste, députée, ancienne ministre
Dominique BURDOT - Editeur
CALI - Chanteur
Gwénaële CALVES - Professeur Université de Cergy-Pontoise
Jean-Christophe CAMBADELIS - Député de Paris (PS)
CARTOUCHE - Humoriste
Philippe CASTEL - Porte-parole de l’Inter-LGBT
Christian CHARRIERE BOURNAZEL - Bâtonnier de l'Ordre des avocats du barreau de Paris
Noëlle CHATELET - Ecrivain, universitaire
Pascal CHERKI - Maire du 14e arrondissement de Paris
Daniel COHN-BENDIT - Député européen
Eric COQUEREL - Secrétaire national du PG
Geneviève DE FONTENAY - Présidente du Comité Miss France
Jerôme DEGUEY - Musicien- compositeur
Magloire DELCROS-VARAUD - Acteur
Karima DELLI - Députée européen
Laurianne DENIAUD - Présidente du MJS
Jean-François DEREC - Humoriste
Harlem DESIR - Député européen
Manu DI BANGO - Chanteur
Marc DOLEZ - Député du Nord (PG)
Boris DOLIVET - Cinéaste, co-scénariste des Lascars
Philippe DOUCET - Maire d'Argenteuil
Mohammed DRIDI - Ancien Champion du Monde de Kickboxing
Jean-Pierre DUBOIS - Président de la Ligue des droits de l'Homme
Cécile DUFLOT - Secrétaire nationale des Verts, Porte-parole d’Europe-Ecologie
Laurent FABIUS - Ancien Premier Ministre, député
Eric FASSIN - Sociologue - ENS
Michel FEHER - Philosophe - Président de Cette France-là
Aurélie FILIPPETTI - députée de Moselle
Dan FRANCK - Ecrivain
Elodie FRENCK - Comédienne
Laurent GIOVANNONI - Secrétaire général de la Cimade
Daniel GOLDBERG - Député de Seine-Saint-Denis (PS)
Romain GOUPIL - Comédien
Maxime GREMETZ - député de la Somme
Raphael HADDAD - Ancien Président de l’UEJF
Marek HALTER - Ecrivain
Clara HALTER - Plasticienne
Pierre HENRI - Président de France Terre d'Asile
Anne HIDALGO - Première adjointe au Maire de Paris
Catherine HIEGEL - Sociétaire de la Comédie Française
François HOLLANDE - Député, président du Conseil général de Corrèze
Robert HUE - Sénateur, Président du MUP
Lionel JOSPIN - Ancien Premier ministre
Esther KAMATARI - Ancien mannequin
Tcheky KARYO - Comédien
Taïg KHRIS - Champion du monde de roller
Thomas KIRSZBAUM - Sociologue - IEP- ENS Cachan
Jean-François KLEIN - Historien INALCO
Nicolas KLOTZ - Cinéaste
Patrick KLUGMAN - Avocat au Barreau de Paris, conseiller de Paris
Richard KOLINKA - Musicien
LAAM - Chanteuse
Valérie LANG - Comédienne
Jack LANG - Député du Pas-de-Calais (PS), ancien Ministre
Jacques LE GOFF - Historien
LE KAFEAR - La Brigade- Artiste
Alain LE VERN - Président du Conseil Régional de Haute Normandie
Corinne LEPAGE - Députée européen
Serge LE PERON - Cinéaste
Nolwenn LEROY - Chanteuse
Claude LEROY - Entraîneur
Nikita LESPINAS - Comédienne
Bernard-Henri LEVY - Ecrivain
Vincent LINDON - Comédien
Philippe LIORET - Cinéaste
Patrick LOZES - Président du CRAN
Benoit MAGIMEL - Comédien
Jacky MAMOU - Président du Collectif Urgence Darfour
Stéphane MAUGENDRE - Président du GISTI
Pierre MAUROY - Ancien Premier ministre
Sandrine MAZETIER - Députée
Jean-Luc MELENCHON - Député européen, président du Parti de Gauche
André MIQUEL - Historien
Jean-Pierre MOCKY - Cinéaste
Marie-José MONDZAIN - Philosophe
Mathilde MONNIER - Chorégraphe
Alain MONOD - Avocat au conseil
Bernard MONTIEL - Animateur - Comédien
Laurent MULLER - Editeur
Bernard MURAT - Cinéaste
Vincent PEILLON - Député européen
Patrick PELLOUX - Président de l'AMUF
Elisabeth PERCEVAL - Cinéaste
Sébastien PIETRASANTA - Maire d'Asnières
Denis PODALYDES - Cinéaste
Jean-Baptiste PREVOST - Président de l’UNEF
Franck PUPUNAT - Secrétaire national du PG et fondateur d'Utopia
Firmine RICHARD - Comédienne
Michel ROCARD - Ancien Premier ministre
Pierre ROSANVALLON - Historien
Elisabeth ROUDINESCO - Psychanalyste
Daniel SABBAGH - Universitaire
Richard SANCHEZ - Membre du CN du PCF, Président de Fier-e-s Révolutionnaires
Marjane SATRAPI - Dessinatrice
Arielle SCHWAB - Présidente de l’UEJF
Mohamed SIFAOUI - Journaliste
Yves SIMON - Ecrivain et compositeur
Danielle SIMONNET - Secrétaire nationale du PG
SMAïN - Humoriste
Dominique SOPO - Président de SOS Racisme
Benjamin STORA - Historien
Fodé SYLLA - Membre du Conseil Economique et Social
Benoit THIEULIN - La Netsquad
Samuel THOMAS - Président de la Fédération des maisons des potes
Stéphane TROUSSEL - Vice-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis
Manuel VALLS - Député- Maire d'Evry
Marion VERNOUX - Cinéaste
Dominique VOYNET - Sénatrice - Maire de Montreuil
Lambert WILSON - Comédien
Medhi YAZI-ROMAN - Conseiller municipal à Pantin
Baki YOUSSOUFOU - Président de la Confédération Etudiante
Libération publie aujourd'hui un sondage de l'institut Viavoice relatif à l'opinion des Français sur le rassemblement social, écologique et démocrate organisé samedi 14 novembre, à Dijon, sur le thème de l'éducation. Résultat : 61 % des Français soutiennent cette initiative.
Retrouvez ci-dessous les principaux extraits de l'analyse qu'en propose François Miquet-Marty, directeur associé de Viavoice.
Un rassemblement massivement soutenu par l’opinion
Les scores de soutien sont sans appel : 61 % des Français déclarent « approuver » l’initiative de Vincent Peillon. Surtout, les sympathisants politiques directement concernés sont les plus enthousiastes, pour environ les trois quarts d’entre eux : 74 % des sympathisants « de gauche » approuvent ce rassemblement, 77 % des sympathisants socialistes, 78 % des sympathisants écologistes, 70 % des sympathisants MoDem.
Ces scores s’expliquent parce que la démarche est fédératrice, et parce qu’elle bouscule les organisations partisanes traditionnelles, auxquelles les Français accordent un crédit très limité. Ils s’expliquent également par le fait que, aux yeux des sympathisants de gauche et du centre, l’initiative offre des perspectives de victoire en 2012 pour l’opposition :
- 50 % des sympathisants de gauche estiment que « c’est surtout une démarche de rassemblement, qui donne de vraies chances de battre Nicolas Sarkozy en 2012 », contre 32 % qui pensent au contraire que c’est « surtout une démarche qui accroît les divisions à gauche, et profitera à Nicolas Sarkozy » ; cet optimisme prévaut également parmi les sympathisants socialistes (56 % contre 26 %) et Verts (47 % contre 31 %) ;
- De même, les sympathisants MoDem expriment un espoir majoritaire : 55 % estiment que la démarche engagée autour de Vincent Peillon offre des « chances de battre Nicolas Sarkozy en 2012 », contre 34 % d’un avis inverse.
Mais une crédibilité à conforter
Le principal scepticisme porte sur la crédibilité du rapprochement
entre la gauche et le MoDem. A cet égard, trois univers apparaissent :
- Les Français en général (48 % contre 35 %) pensent que « c’est une démarche qui n’est pas crédible : la gauche et le MoDem de François Bayrou n’ont rien à voir » ;- Les sympathisants de gauche sont partagés (43 % estiment que la démarche n’est « pas crédible », et 44 % qu’elle est « crédible »), ainsi que les sympathisants Verts (43 % contre 44 % également) ;
- Mais les sympathisants socialistes et MoDem croient en leur proximité : les sympathisants socialistes (53 % contre 37 %) estiment que « c’est une démarche crédible : la gauche et le MoDem de François Bayrou ont beaucoup de valeurs communes », et les sympathisants MoDem pensent à l’identique, et selon des proportions plus marquées encore (70 % contre 21 %).
Ainsi cet enjeu de la « crédibilité » de la proximité entre la gauche et le MoDem apparaît fortement déterminé par le positionnement politique des Français. Les sympathisants socialistes et MoDem, dans leur ensemble, voient des convergences là où la plupart des autres doutent, ou n’aperçoivent aucune valeur commune entre gauche et MoDem.
Sondage Viavoice réalisé pour Libération.
Interviews effectuées jeudi 12 et vendredi 13 novembre 2009, par téléphone.
Échantillon de 1 004 personnes, représentatif de la
population française âgée de 18 ans et plus.
Représentativité assurée par la méthode des quotas
appliquée aux critères suivants : sexe, âge, profession
du chef de famille, après stratification par région et
catégorie d’agglomération.
Les réponses mentionnées entre parenthèses dans
ce rapport n’ont pas été proposées aux personnes
interrogées, mais ont été spontanément livrées par
ces dernières.
Comme tous résultats d’enquête quantitative, les
résultats de ce sondage sont soumis à des marges
d’erreur statistiques.
A l’ensemble des personnes interrogées a été posée une question de proximité partisane, libellée de la façon suivante : « De quel parti politique vous sentez-vous le plus proche, ou disons le moins éloigné ? Lutte Ouvrière / Le Nouveau Parti Anticapitaliste (d’Olivier Besancenot) / Le Parti communiste / Les Verts / Le Parti socialiste / Le MoDem / Le Nouveau centre (d’Hervé Morin) / L’UMP / Le Mouvement pour la France (de Philippe de Villiers) / Le Front national / (Un autre parti) / (Aucun parti) / (Ne se prononce pas) ».
Dans les pages suivantes, les « sympathisants de
gauche » sont les personnes qui citent « Lutte
Ouvrière » ou « Le Nouveau Parti Anticapitaliste
(d’Olivier Besancenot) » ou « Le Parti communiste »
ou « Les Verts » ou « Le Parti socialiste » en réponse
à cette question.
Les études Viavoice récentes, réalisées pour
Libération, Le Figaro, Les Echos, L’Express, France
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