Nous avons pu au passage constater des convergences fortes avec ce qu’ont pu dire Thierry Cadart et Patrick Gonthier, respectivement responsables du SGEN et de l’UNSA, mais aussi le directeur du CRDP du Centre, Dominique Raulin, le professeur de l’École centrale, Olivier Lecomte et de la députée Aurélie Filipetti. Et des divergences bien sûr avec le point de vue du SNALC sur le collège dit « unique » (cependant avec une possibilité intéressante d’exposer nos points de vue respectifs sans invectives et anathèmes), mais aussi avec la FSU représentée par son secrétaire général sur le « socle commun ». Resterait à savoir ce sur quoi nous sommes vraiment en désaccord au-delà des querelles sémantiques, quelle différence existe effectivement entre le socle et la culture commune prônée par Gérard Aschieri. Des débats qu’il faut avoir, au moins pour se mettre d’accord sur les points de désaccord...
Quant à l’interpellation de Jean-Paul Brighelli, depuis la salle (finalement écarté de cette table ronde, malgré sa demande antérieure aux organisateurs), elle sentait le passéisme et l’élitisme puisqu’il y était question de « paliers-barrages » à plusieurs moments du parcours scolaires (ah, l’examen d’entrée en sixième !), d’affirmation sans preuves que les « vieilles méthodes » marchent, et de mépris des façons de faire et de s’exprimer des élèves issus des classes populaires (au lieu de les prendre en compte, pour justement les aider à les dépasser et à aller beaucoup plus loin). Sur son blog d’ailleurs, Brighelli nous reproche au fond de vouloir davantage de mixité sociale.
D’autres débats ont eu lieu : sur la violence à l’école, la petite enfance, la formation des enseignants et le nouveau métier, à l’heure de la catastrophique réforme dite « mastérisation » (condamnée par la plupart des participants).
On trouve de larges échos sur le site Le Rassemblement .
