Depuis les européennes, l’idée de primaires a la cote à gauche. Encore faut-il préciser leur nature. L’émergence d’une sensibilité écologiste des sociétés n’a pas de prolongation logique au niveau de la classe politique traditionnelle qui a bien perçu l’acuité du phénomène et l’impératif écologiste sans pour autant être conséquente dans ses propositions.
La dissémination du projet de transformation de nos sociétés revient aux écologistes qui doivent convaincre de leur valeur intrinsèque et de leur portée innovatrice. En termes de calendriers électoraux, cela implique l’autonomie aux régionales. Notre score européen a suscité la convoitise à gauche. Le «chantage affectif» sur la déliquescence du PS pour fusionner au premier tour produirait au mieux un ersatz de gauche plurielle qui a fait son temps. Quant à 2012, les primaires version PS restent une affaire se jouant entre eux sans changement de méthode.
Nous devons lancer un appel aux personnes et partis pour adhérer à un contrat écologique, démocratique et social. Le corps électoral des primaires amené à décider du meilleur candidat face à Sarkozy étant dès lors constitué par les signataires. L’omnirassemblement face à l’omniprésident. Cela nécessite le dépassement des structures partidaires de l’opposition et le recalibrage de certains ego pour accepter l’exercice démocratique. Après tout, il s’agirait d’une nouvelle version du pari gagné par Europe Ecologie…
