Jean-Luc Bennahmias, député européen (ADLE - MoDem) a réagi, mercredi 17 décembre, sur l'évolution des débats au du Sommet de Copenhague :
"Il y a onze ans, la communauté internationale lançait le Protocole de Kyoto. À cette époque, plusieurs acteurs déterminants se sont révélés défaillants - aussi bien dans le monde occidental que parmi les pays en voie de développement - ce qui a eu pour résultat de mettre l'ensemble du processus en échec.
Aujourd'hui, à l'ouverture du Sommet de Copenhague, le contexte est radicalement différent puisque 130 chefs d'Etat ont accepté de se mettre à la table des négociations.
Cette mobilisation inédite est une excellente nouvelle... qu'il ne faut pas gâcher.
En effet, à lire les déclarations des différents responsables présents, il y a tout lieu de penser que le « rendez-vous du siècle » ne se solde par un énorme gâchis de temps, d'argent et de potentiels.
Une telle issue est inacceptable. Trop d'enjeux vitaux sont concernés pour que l'on se résigne à l'échec.
il est plus qu'impératif que les chefs d'Etat cessent leurs coups de bluff permanents et leur partie de « poker-menteur ».
Clairement, la communauté internationale a le devoir de se fixer des obligations de résultat qui ne peuvent se dissocier d'un calendrier précis (à court et moyen termes), d'un engagement juridique ainsi que de la mise à disposition de moyens financiers à destination des pays du Sud.
Il n'y a pas d'autre issue possible que de définir un nouveau modèle économique, qui soit respectueux des hommes et de l'environnement, et qui puisse enfin répondre aux besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.
Copenhague doit imposer le développement durable de tous, pays riches et pays pauvres, en se fondant sur la promotion de pratiques vertueuses.
Je considère que retarder à Mexico en 2010 ou plus tard, c'est échouer...et payer demain beaucoup plus cher !"
Jean-Luc Bennahmias.






